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    Petite histoire africaine.

     
     
     
    Un enfant demande a son pere :
    - Dis papa, quel est le secret pour etre heureux ?
    Alors le pere demande a son fils de le suivre ; ils sortent de la
    maison,le pere sur leur vieil ane et le fils suivant a pied.
    Et les gens du village de dire:
    - Mais quel mauvais pere qui oblige ainsi son fils d'aller a pied !
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons a la maison, dit le pere.

    Le lendemain ils sortent de nouveau, le pere ayant installe son fils
    sur l'ane et lui marchant a cote.
    Les gens du village dirent alors :
    - Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux pere et le laisse
    aller a pied !
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons a la maison.

    Le jour suivant ils s'installent tous les deux sur l'ane avant de
    quitter la maison.
    Les villageois commenterent en disant :
    - Ils ne respectent pas leur bete a la surcharger ainsi !
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons a la maison.

    Le jour suivant, ils partirent en portant eux-memes leurs affaires,
    l'ane trottinant derriere eux.
    Les villageois trouvèrent encore a redire :
    - Voila qu'ils portent eux-memes leurs bagages maintenant !
    C'est le monde a l'envers !
    - Tu as entendu mon fils ? Rentrons a la maison.

    - Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur. Peu importe ce
    que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver a redire. Fais
    ce qui te plait et tu seras heureux.

    ....

     
     
     
    Je connais lucidement et sans arriere-pensée les frontieres de la communication et de l'harmonie entre moi et les autres hommes.

    J'ai perdu ainsi de la naiveté ou de l'innocence mais j'ai gagné mon indépendance.

    Je ne fonde plus une opinion, une habitude ou un jugement sur autrui.

    J'ai expérimenté l'homme. Il est inconsistant.

    Albert Einstein
     
     

    Pawòl a moun gwadloup(TELCHID et POULET)

     
     
     

    LANG A FANM

     

    1

    An tann-di : lang a fanm sé on balyé lari.

     

    On tipawòl konsa bon ba nonm osi.

     

    Pou onlo adan nou, pawòl ka dégrenné

     

    Dépi lèstonmak bat, bouch pa néta frenné.

     

    Kouté kijan on nonm touvé mwayen savé

     

    Lèstonmak a fanm a-y té on pannyé pèsé :

     

    An gran mitan lannuit, misyé an kabann a-y

     

    Ka lévé madanm a-y. Ka i té bizwen ba-y?

     

    "Doudou, doudou, gadé sa ka rivé mwen la

     

    An sòti ponn on zé! Penga répété sa!"

     

    Monkonpè ka montré-y on zé i té kaché

     

    Dépi lavèy oswè, avan i té kouché.

     

    "Kwa-Jézikwa-Mari, janmé Bondyé

     

    Ou pé kwè-mwen monchè, pa menm ba on zòyé,

     

    An pé ké janmé di an ni on nonm-pondèz :

     

    Pawòl-lasa té ké on jan èskandalèz!"

     

    Landèmen bonmaten madanm ay fè mawché

     

    I jwenn on zanmi-makòkòt, a pa té on péché

     

    Mé sa té two fò ba-y, i té bizwen palé

     

    Pawòl si bout a lang pa ka rivé valé :

     

    -Kouté, machè kouté, mé penga répété

     

    Sa an kalé di-w la, sé pawòl vérité

     

    Mé kwa si bouch davwa a pa nenpòt kozé :

     

    Yèswa mari an mwen ponn on sakré bèl zé!"

     

    Konmè-la limenm a-y, on manni onlo moun ni,

     

    Pwonmèt, janmé Bondyé, palé-la té fini.

     

    Mé rivé i rivé koté on vwazin a-y

     

    Zòt pa bizwen mandé, lavwa té ja ka bay.

     

    Onsèl zé-la? Awa! Pa té tini asé :

     

    Mari a konmè-la té ponn omwen twa zé!

     

    É adan on batzyé, lajouné pa té bout

     

    Si do a monkonpè, toutmoun té mè anrout.

     

    Adan tout péyi-la yo té ka rakonté

     

    Pou zé misyé té ponn, yo pa té pé konté!

     

     

     

    Madanm-lasa pa té konnèt, on tipawòl kout :

     

    "Bwè tout é manjé tout, mé pa janmé di tout!"

     

    Mé i fin pa konpwann, lè nonm-la lagé-y, blip :

     

    "Gadé pawòl an kyè pa janmé pouri trip!"

     

    H.POULLET, S. TELCHID, Zayann,

    PLB éditions, 2000

     

     

    Photo de balade...

     
     
     
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    "Cadeau?"

    Cadeau ?

     

    2ème opus

     

    Ils le savent! Je les aime...

     On me les cache, on les voile

     de pudeur et de toile!

     Mais ils savent, sous leurs voiles,

     Que mon regard les tâte,

     que mon cœur a hâte, 

    que mes lèvres les tâtent! 

    Mmmhhh, ils frémissent!

     Et me montrent sous les voiles,

     Que malgré pudeur et toile, 

    Ils se flattent de ma hâte!

     Mmhhh, oh oui!

     Auréolés de douceur, prêts à percer la toile

    tendue de rondeurs, 

    pour approcher mes lèvres avides de

     saveurs!

     Oh oui!

    ...Petits tétons et doux seins... comme je vous aime.

     

                                                                          jul.(2006)

     
     

    Que vive le "Ka"(ensemble des énergies vitales de l'homme)!

     
     
     
    Moi, "LE",
    Décrépi de corps
    Et Malsain d'esprit
    M'engage:
    -A laisser résonner ma voix .
    -A libérer mon "Ka".
     
    Jul.

    Mots de d'Homme du Monde(Pablo NERUDA)

     
     
     Il meurt lentement.....
     de Pablo Neruda (Prix Nobel de littérature)
     
     

     Il meurt lentement
    celui qui devient esclave de l'habitude
    refaisant tous les jours les mêmes chemins,
     celui qui ne change jamais de repère,
     Ne se risque jamais à porter une nouvelle couleur
     Ou qui ne parle jamais à un inconnu

     Il meurt lentement celui qui fait de la télévision son guide

     Il meurt lentement
     celui qui évite la passion
     celui qui préfère le noir au blanc, les points sur les 'i' à un tourbillon d'émotions
     celles qui redonnent la lumière dans les yeux
     et réparent les cœurs blessés.

     Il meurt lentement
     celui qui ne change pas de cap
     lorsqu'il est malheureux
     au travail ou en amour,
     celui qui ne prend pas de risques
     pour réaliser ses rêves,
     celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
     n'a fui les conseils sensés.

     Il meurt lentement
     celui qui ne voyage pas,
     celui qui ne lit pas,
     celui qui n’écoute pas de musique,
     celui qui ne sait pas trouver
     grâce à ses yeux.

     Il meurt lentement

     celui qui détruit son amour-propre,
     celui qui ne se laisse jamais aider.

     Il meurt lentement celui qui passe ses jours
     à se plaindre de sa mauvaise fortune ou de la pluie incessante.

     Il évite la mort celui qui se rappelle qu'être vivant requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer.

    photo de boulot....

     
     
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    Pawòl a nonm Gwadloup(Guy TIROLIEN)

    Black Beauty
     
     
     
     
    Tes seins de satin noir
    frémissant du galop de ton sang
    bondissant
     
    tes bras souples et longs dont le lissé ondule
     
    ce blanc sourire
    des yeux
    dans la nuit du visage
     
    éveillent en moi
    ce soir
    les rythmes sourds
    les mains frappées
    les lentes mélopées
    dont s'énivrent là-bas au pays de Guinée
    nos soeurs
    noires et nues
     
    et
     font lever en moi
    ce soir
    des crépuscules nègres lourds d'un sensuel émoi
     
    car l'âme du noir pays où dorment les anciens
    vit et parle ce soir
     
    en la force inquiète le long de tes reins creux
    en l'indolente allure d'une démarche fière
    qui laisse-
    quand tu vas-
    trainer après tes pas
    le fauve appel des nuits que dilate
    et qu'emplit
    l'immense pulsation des tam-
    tams
    en fièvre
     
    car dans ta voix surtout
    ta voix qui se souvient
    vibre et pleure ce soir
    l'âme du noir pays où dorment les anciens.
     
     
    Guy TIROLIEN,"BALLES D'OR" éditions Présence  Africaine.

    Photo de balade(Lamentin)

     
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    Pawòl a nonm Madinina(Joby BERNABE)

     
     
    PRETRESSE DE MON ENVOL
     
    Sa bouche est mon extase
    Elle joue le plus pur de son suc
    Le voile de sa vulve une niche ineffable
    Et son sein mon soupir.
    Elle irrise mes rêves rassérène mes veines
    Et gravite à toute heure à fleur de mon désir.
    Au matin de ma lune
    Quand mes plumes ne seront plus que brise
    De toute la voilure de mon spleen
    J'inclinerai vers sa faveur.
    Lovée au seuil de ma caverne
    Elle m'enduira les pieds de miel.
    Et tandis qu'emporté par l'ivresse de son lait
    Je tournerai de l'oeil comme un soleil couchant
    Elle me lèchera religieusement le duvet.
     
    Joby BERNABE, Démaré"Anges de Terre Brulée"

    photo du jour...

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    pawòl Gwadloup...(conte créole:Zanba é Lapen )

     
     

    Zanba é Lapen

    Tim tim
    Bwa - sèk !
    Oti Wowo ?
    Ki Wowo ?
    Wowo siwo !
    Ki siwo ?
    Siwo batri
    Ki batri ?
    Batri a lizin
    Ki lizin ?
    Lizin ki fèmé !
    Ki fèmé ?

    Fèmé bouch é wouvè zòrèy pou kouté kont !...
    Yékrik ! ! !...

    Tini on tipawòl ka di : " Fò pa rantré an lagyè san baton ! ". Padavwa Zanba té
    obliyé sa, kouté sa ki rivé'y.

    Mézanmi krik !...

    An tan-lasa, Zanba té bouché. I té ka kyouyé bèt, vann vyann ba moun an laliwon-
    daj a'y. I té ka kyouyé bèt a'y menm, osi i té k'ay aka moun kyouyé bèt a yo ba yo,
    dékatyé vyann, fè bouden, é vann. Kidonk, akaz a'y i té toujou ni vyann...

    On sanmdi, i ay aka Misyé Liwa kyouyé on bèf. Zòt ja konnèt Misyé Liwa ? Sé moun
    a gran jaktèl !

    Lè misyé kyouyé on bèf oben on kochon, bouché-la pé sèten i ni omwens on katyé vyann
    pou'y, davwa dépi misyé Liwa woté ta'y ta fanmi a'y, i ka lésé bouché-la la, fè
    sa i vlé épi lèrès. Kifè Zanba té enmé kyouyé vyann ba Misyé Liwa.

    I té ka bénéfisyé on pakèt vyann... Sé konsa, jou sanmdi-lasa, monkonpè té ka
    rantré akaz a'y èvè on manman-pannyé plen vyann si tèt a'y. Toupannan i té ka
    maché, i té ka kalkilé tousa i té fè épi vyann-la ; I té ké salé tan, i té ké fè
    on kolonbo épi tan é i té ké voyé madanm a'y vann tan. Sa té ké ba'y tan lajan.
    Konm i té bizwen achté tèl biten, èvè lajan-la, i té ké pé fè mannèv a'y...

    Nòstwòm té ja ka vwè lavi bèl, tout biten o-luil-doliv !...

    Men, an chimen, ka misyé ka kontré ?... Mésyé, yékrik !....

    Apwé jaden madè a konpé Polo, koté gwo pyé-mango-Fil-la, kimoun Zanba ka vwè ?
    Lapen é Man lapen ka goumé !
    Wè ! Lapen é Madanm a'y, yochak té ni on gwo kokomakak an men a yo é yonn té ka ba
    lòt kou. Fò an di zòt, ojis men, Lapen é Man lapen té ka fè sanblan goumé, pas sé té
    on zatrap yo té tann ba Zanba...

    Monboug Zanba, olyé i té pasé chimen a'y san gadé lapen, magré tout mizè lapen ja fè'y
    i mèt pannyé a'y atè é ay séparé konba. I éséyé kenbé Lapen ; kenbé Man Lapen. Zòt
    ja tou konpwann sa ki rivé'y ? kon i rivé koté yo, Lapen é Man Lapen ki té ka atann-
    li mété-yo ka fouté'y koulbaton si tèt a'y. Yo wonpi'y a kou. I tonbé toudi atè-la.

    Wop ! Yo yenki chapé èvè pannyé vyann-la é yo rété on mwa ka manjé si do a Zanba.

    Li a tou a'y, lè i détoudi, érisi fè doubout, tout kò a'y té ka fè'y mal, konsi on
    woulo konpwésè té pasé asi'y. I gadé toupatou, i pa vwè ni Lapen, ni vyann. I konpwann
    sa i té rivé'y...

    Konpè zozyo i té asi on bwanch té ka souflé "Fyou Fyou Fyou fyou !" Zanba mandé'y
    pou Lapen, i réponn :
    "Monchè Zanba, an pa té la, an pa vwè hak, ni ponmoun. Epi menmsi an té vwè on biten
    a pa zafè an mwen ! Zafè a poul pa'a gadé kanna !... An tout jan, sèten a pa mwen sa
    té'é rivé, davwa an pa ka rantré an lagyè san baton.
    Siwtou adan lagyè a fanm é nonm !.."

    Wooooo !....

    photo du jour...

     
     
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    Pawòl a nonm Gwadloup(Hector POULLET)

     
     
     
     
    "Imagine"
     
     
    Imagine qu'un jour
    tu te réveilles
    somnanbule qui marchait
    à reculons
     
    Imagine qu'un jour
    tu te découvres
    préférant encore aller nu
    que te retrouver toujours
    les mains vides
     
    Imagine qu'un jour
    tu te dises:
    "Suffit, assez jouer
    puisque je suis toujours perdant
    reprenez vos agates
    et rendez moi mes caniques"
     
    Va savoir compère
    Va savoir commère
    si ce jour-là
    les fruits sauvages de nos jardins
    ne feront pas la joie de ton coeur.
     
     
    tiré de "Paroles en l'air", Hector POULLET.éditions Désormeaux.
     
     
     

    "Anerrifthô Kubos...Sa i fèt bèl..."

     
    11 janvier 49 avant JC
    Jules César franchit le Rubicon

     

     

    Petit fleuve côtier d'Italie centrale qui se jette dans l'Adriatique, le Rubicon sépare la Gaule cisalpine, une province romaine ordinaire, du territoire administré en direct par les magistrats romains (la ville de Rome et la péninsule italienne). La loi de Rome interdit à quiconque de franchir ce fleuve avec une armée, sauf autorisation expresse du Sénat.

    En traversant sans autorisation le Rubicon avec ses troupes, César viole donc cette loi. Il lance un défi au Sénat qui dirige la République. «Anerrifthô Kubos» (Que soit jeté le dé !), aurait-il alors lancé... en grec, la langue des élites romaines de l'époque.

    Le récit quelque peu mythique de cet épisode nous a été transmis par l'historien Suétone et c'est en latin qu'il nous a légué la formule : «Iacta esto alea», ou, selon l'opinion commune, «Alea jacta est» (Les dés sont jetés).

    Quand Jules César traverse le Rubicon, la république romaine agonise depuis déjà plusieurs décennies. Il ne reste plus rien du premier triumvirat constitué dix ans plus tôt par César, Pompée et Crassus pour mettre fin aux guerres civiles.

    César entre dans la Ville éternelle et en chasse Pompée. Maître de Rome, il va, dans les cinq ans qui lui restent à vivre, remodeler ses institutions et leur donner une nouvelle jeunesse.